Notre innovation

L'innovation chez Rampal Latour

Rampal Latour conjugue savoir-faire ancestral et innovation industrielle : deux brevets déposés fin 2019 réduisent de 4 fois la consommation d'eau et de 7 fois la consommation d'énergie du procédé de fabrication.

Le procédé marseillais, étape par étape

L'innovation chez Rampal Latour ne se comprend qu'à l'aune de la tradition qu'elle prolonge. Le savon de Marseille est fabriqué selon un procédé au chaudron précis et exigeant, dont les grandes étapes n'ont pas fondamentalement changé depuis des siècles : l'empâtage, d'abord, où des huiles exclusivement végétales (olive, palme, coprah) sont chauffées puis transformées en masse épaisse par l'adjonction de soude, c'est le début de la saponification. Vient ensuite le relargage, puis la cuisson, qui achève cette transformation chimique. Le lavage à l'eau chargée en sel élimine l'excès de soude, les impuretés et les acides gras non saponifiés : le savon devient alors Extra Pur. La liquidation lui donne sa texture finale, une pâte lisse prête pour le séchage à l'air libre, encore aujourd'hui réalisé sur d'anciennes canisses en bois, selon des méthodes héritées des années 1960. Le moulage, enfin, est réalisé à l'aide de machines traditionnelles : les artisans poussent chaque bloc de pâte vers un moule en laiton qui l'estampille sur six faces, gage visuel d'authenticité. Pour certaines séries limitées, la savonnerie va plus loin encore, en réutilisant une collection historique de tampons en buis datant du XIXe siècle. Un dernier contrôle qualité, réalisé à la main, précède l'emballage.

Deux brevets pour réconcilier tradition et écologie

C'est en observant minutieusement ce procédé séculaire, à l'aide de méthodes d'analyse modernes, que les équipes de Rampal Latour ont mis au jour un potentiel d'amélioration resté inexploité pendant 150 ans : la possibilité de préserver la glycérine naturellement produite lors de la saponification, tout en assurant le lavage traditionnel de la pâte de savon. Cette glycérine, reconnue pour ses vertus hydratantes et protectrices, se retrouve ainsi naturellement conservée dans le savon fini, un bénéfice inédit pour la peau. Déposés fin 2019, les deux brevets qui protègent ce procédé permettent également de réduire la consommation d'eau par 4 et la consommation d'énergie par 7, sans aucun rejet dans les eaux usées de la ville, sans jamais renoncer à la fabrication artisanale au chaudron.

Une reconnaissance officielle de l'État

Cette capacité à innover sans trahir la tradition vaut à Rampal Latour d'être labellisée par l'État français « Entreprise du Patrimoine Vivant » (EPV), décernée par le Ministère de l'Économie et des Finances pour l'excellence du savoir-faire, la détention d'un patrimoine économique rare, et le rayonnement culturel de son activité. C'est notamment grâce à son savon de Marseille, fabriqué selon le procédé « marseillais » dont les critères ont été fixés dès 1688 par l'édit de Colbert, que la savonnerie a obtenu cette reconnaissance. À ce titre, Rampal Latour rejoint un réseau national d'entreprises d'excellence, unies par des valeurs communes : adaptabilité, réactivité, innovation, passion du métier.

Une innovation continue, génération après génération

Cette dynamique d'innovation ne date pas de 2019 : première savonnette (1935), premier shampoing liquide trois-en-un (1951), première gamme certifiée Bio (2008), premier savon de Marseille Extra Pur certifié Ecocert (2014), chaque génération de la famille Rampal, puis l'équipe de Jean-Louis Plot, a fait progresser le métier sans jamais renoncer au chaudron. En bref : l'innovation chez Rampal Latour ne s'oppose pas à la tradition, elle la prolonge, procédé après procédé, depuis près d'un siècle, jusqu'à obtenir une reconnaissance officielle de l'État français.